L’un des nombreux points que je cherche à élucider en ce moment est crucial. Il peut participer à la réussite de mon projet autant qu’à son plantage. J’en ai conscience alors je dois réfléchir, peser le pour et le contre. Et prendre ma décision en m’y tenant.

Je dois choisir si je préfère travailler seul ou montrer mon entreprise avec une autre personne.

Je vais tenter de lister les avantages et les inconvénients des deux pour m’éclaircir l’esprit.

Commençons par le travail en solo, ce qui me tente le plus à l’heure où j’écris ces lignes.

Avantages

Le plus gros avantage est la totale liberté sur tout ce que l’on fait.

Décider de sa façon de travailler, de son organisation, des règles de l’entreprise. C’est finalement le fonctionnement quotidien sur lequel on fait comme l’on veut et ce n’est pas désagréable. Monter son entreprise c’est souvent pour ne plus avoir de patron. Alors est-ce une bonne idée de ne pas être totalement libre ?

L’évolution de l’entreprise. Il y a une chance sur deux pour être sur la même longueur d’onde, avoir les mêmes objectifs actuels et/ou futurs. Ça dépend forcément des personnes donc ce n’est pas évident.

Le choix des contenus. Proposer un produit à un client est un art. Pour l’appliquer correctement, il faut être en accord avec ce que l’on vend. Il faut vouloir vendre ce produit. Je ne me vois pas m’enflammer pour quelque chose que je connais mal, que je maitrise mal pour ensuite le proposer à des clients. Et là encore, il faut pouvoir s’accorder et on n’a pas toujours les mêmes souhaits et les produits ne nous parlent pas tous de la même manière.

Les résultats sont le fruit de ton travail. L’idée n’est pas de travailler 22h/24h en pensant que ça va rapporter plus. Même s’il est vrai que, dans un premier temps, travailler 6j/7j portera plus ses fruits que 2 jours par semaine, il ne faut pas aller dans l’excès.

Les efforts sont considérables quand on monte son business. Mais on le fait pour soi. On se donne pour soi. On récolte les fruits de ce qu’on a semé.

J’ai l’impression d’être égocentrique en disant cela, mais je crois que c’est un élément qui motive aussi.

Inconvénients

À qui parler ? C’est une question qui me fait peur même si aujourd’hui il est difficile d’être réellement seul.

On me racontait l’histoire d’une personne qui a monté son entreprise et qui avait cette crainte. Elle est allée travailler en coworking comme beaucoup d’autres. Et finalement, elle n’a pas été seule. Elle a partagé avec d’autres entrepreneurs, sur des sujets communs et d’autres thèmes sur lesquels elles avaient besoin d’aide. Intéressante et productif.

La difficulté de prendre un risque/une décision. Seul, je pense que l’on est forcément plus frileux ; il faut avoir un pouvoir de décision solide. Il faut également arriver à le conserver quand on décide pour sa propre entreprise. Ça change beaucoup de chose. À deux, c’est plus facile, car on réfléchit deux fois.

Raconter à quelqu’un : « il faut que je te raconte l’idée que j’ai eue. J’y ai pensé tout le week-end, ça va être génial ». À qui dire cela si je suis tout seul ?

Regardons maintenant les avantages et les inconvénients du travail à deux.

Ma vision du travail me ferait dire sans réfléchir qu’à plusieurs nous sommes plus productifs.

J’ai entendu je ne sais plus où la chose suivante : lorsque l’on travaille seul on va plus vite, et lorsque l’on travaille à deux, on va plus loin. Ça résonne profondément dans ma tête bien que cela ne veuille pas dire qu’il est obligé d’être « associé » avec quelqu’un.

Avantages

Le partage. Pouvoir échanger, discuter, construire, bref, refaire le monde, je trouve ça important et motivant. Surtout quand l’entreprise en est à ses débuts. Comme je le disais et comme je le crois profondément, ce partage à deux, au minimum, permet d’aller plus loin et donne peut-être la force de se dépasser.

Le soutien. Partir dans une telle aventure n’est pas sans risque et donc n’est pas de tout repos. Il y a très certainement des moments difficiles où la solitude pèse. Je le vis aujourd’hui dans mon entreprise. J’ai la chance de toujours trouver une épaule lorsque j’en ai besoin et je trouve ça important. Je le vois aussi dans le management d’équipe : tout le monde a besoin de parler. Que ce soit pour vider son sac, pour avancer… c’est essentiel.

Je pense néanmoins que le soutien ne se trouve pas uniquement chez un associé.

Les idées. Pas besoin de faire un dessin, le nombre d’idées à deux est certainement plus conséquent. Surtout grâce aux différences des deux personnes. La réussite d’une nouvelle entreprise peut se jouer à la créativité de celle-ci. Il faut donc être particulièrement compétent dans ce domaine à mon sens.

La multiplication des compétences. Chacun a ses spécialités. Chacun a ses connaissances. Ses astuces, son expérience. À multiplier par deux lorsque l’on s’associe avec quelqu’un.

Étendre son réseau. Au fil du temps, chacun construit son réseau, complète son carnet d’adresses. À deux, il est forcément plus important. Mais on ne parle pas ici de qualité pour autant.

Inconvénients

L’entente. Je ne suis pas certain que ça soit si facile de se supporter à la longue. On trouve tous chez les autres un petit défaut qui nous énerve. Est-ce supportable longtemps ? Je crois que ça dépend des gens. Certains vont profondément s’en moquer, d’autres vont être immédiatement bloqués.

Si on parle d’entente, il faut aussi évoquer les désaccords. Pas simple de toujours être sur la même longueur d’onde ou encore de faire des compromis. Encore une fois, cela peut être bien différent selon les personnes.

Les décisions à deux ne sont pas toujours bonnes. C’est encore différent de l’entente citée à l’instant. L’expertise de chacun peut être tellement différente. Il faut pourtant trancher. Pour un client, pour un investissement, pour l’évolution de son entreprise, etc.

Qui décide ? Est-ce simple de décider ensemble ? N’est-ce pas dans ce genre de moment que des froids ou des précédents s’installent ?

Les salaires. Sujets épineux qui rentrent dans les deux catégories.

Quel salaire se donner ? J’entends déjà une petite voix dire qu’il ne faut pas espérer se payer la première année. C’est peut-être le cas, en effet, mais je ne pars pas de ce principe-là, sinon j’arrête tout et je reste dans mon boulot 🙂

Même s’il est possible de s’entendre, il est plus simple de décider ce genre de chose soi-même, car cela crée forcément des tensions.

Tôt ou tard, l’un pense plus travailler que l’autre.

Tôt ou tard, les non-dits sur ce sujet reviennent et cela peut rapidement prendre des proportions.

La liberté d’agir et d’évoluer. On ne peut pas agir dans son coin et faire ce que l’on veut. Il faut partager, décider et construire ensemble.

Si l’on est comme moi assez fonceur, ce n’est pas des plus évident. Mais je crois aussi qu’une fois sur deux, ça évite de faire une bêtise. Ou même de foncer dans le mur.

Conclusion

Je pourrais allonger encore la liste en creusant un peu plus, mais je préfère survoler ce qui me saute aux yeux et ce qui me paraît essentiel.

Avec ces différents points, il est temps de tirer des conclusions et d’essayer de regarder vers quel côté penche la balance.

Il faut se connaître

Je crois qu’il faut d’abord prendre un miroir et se regarder dedans. Se connaître sur le bout des doigts est essentiel, mais finalement, en écrivant ses lignes, je m’aperçois que je dois encore me poser des questions par rapport à ce que je viens de citer.

Et c’est tout l’intérêt de ce site.

Dans un second temps, il faut trouver la perle rare. Mais généralement, pour trouver, il faut savoir précisément ce que l’on cherche au départ.

Il faut aussi savoir qui l’on cherche. Mais pour cela, il faut être passé par le premier point et cibler les compétences qui nous manquent.

Je reparlerai de sujet quand il sera plus clair dans ma tête, j’ai besoin de poursuivre ma réflexion, d’en parler autour de moi pour affiner mon choix.