Faisons le point

Depuis quelques jours, WhatsApp est sur le devant de la scène. Il est au coeur des préoccupations d’un bon nombre d’utilisateurs qui utilisent cette application de messagerie instantanée car ses conditions d’utilisations ont changé pour se rapprocher de l’esprit Facebook.

Vous êtes beaucoup à avoir quitté l’application pour télécharger Signal ou encore Telegram, ses deux concurrents directs.

Faisons le point sur la situation et essayons de comprendre la situation avec WhatsApp, s’il faut quitter l’application et/ou en télécharger d’autres.

Explications

Vous avez peut-être été surpris de voir à l’ouverture de WhatsApp un message indiquant qu’il fallait accepter de nouvelles conditions d’utilisation qui entreront en vigueur le 8 février prochain.

L’idée est de permettre à Facebook d’avoir accès à plus de données personnelles provenant de WhatsApp pour enrichir ses connaissances sur chacun d’entre nous. Même s’ils le disent autrement tout en restant relativement flous…

WhatsApp appartient à Facebook, tout comme Instagram. Ce n’est bien sûr pas anodin si le géant d’internet a acheté ces deux énormes applications à des sommes astronomiques.

Voilà pourquoi de nombreux abonnés se sont tournés vers Signal ou encore Telegram, deux applications de messageries instantanées gratuites et respectueuses de la vie privée.

Je rappelle que depuis 2018, les Français sont protégés par le RGPD (Règlement Général sur la Protection des Données) qui permet la protection des données à toutes personnes identifiées et identifiables. Grâce à cela, vous avez (théoriquement) un droit de regard sur vos données et la possibilité de les récupérer pour les exporter sur un autre site par exemple. Mais tout le monde ne suit pas cette loi à la lettre…

Je vous laisse regarder cette image trouvée sur Twitter, sur le compte de @babgi, c’est intéressant.

 

Signal et Telegram

Pour ma part, j’utilise depuis longtemps Telegram que je trouve beaucoup mieux que WhatsApp. Plus fluide, plus simple, plus clair, plus de fonctionnalités et hors du radar de Facebook.

N’oublions pas que Telegram a eu mauvaise presse pendant un temps car des terroristes l’ont utilisé pour communiquer. Pas certain que ça soit la faute de Telegram… Si des terroristes s’envoient une lettre, on boycott la Poste ?

Aujourd’hui, cette application est utilisée par les hautes institutions de l’État, y compris l’Elysée. Entre autres parce que les données sont bien plus sécurisées que sur WhatsApp et Signal.

J’ai installé il y a quelques jours Signal. L’application est très simple, plutôt bien pensée, et qui fait bien ce qu’on lui demande. Mais pas vraiment de coup de coeur comme j’ai pu avoir avec Telegram.

Conclusion

Je n’ai jamais lu les conditions générales de WhatsApp. Ni de Facebook. Ni des autres d’ailleurs. Ce n’est pas forcément bien car un contrat est fait pour être lu. Mais passons.

Ce que j’essaye de dire, c’est que ce message de WhatsApp ne m’a fait ni chaud ni froid. Les données qui pourraient être utilisées depuis mon compte sont minimes, concernent des éléments qui m’importent peu et qui serviront sans doute à cibler encore mieux les pubs qui me sont proposées. Et alors ? Personne ne va lire vos conversations, personne ne va les afficher quelque part sur le net…

Finalement, je n’étais pas effrayé avant, sans avoir lu les conditions d’utilisations. Pourquoi le serais-je maintenant, sans forcément tout comprendre à ce qui est dit ?

Mon conseil serait de vous inviter à vous procurer Telegram, qui est mieux en tout point, sans aucun doute de mon côté.

Cela ne signifie pas abandonner WhatsApp. Mais essayer autre chose, tester, regarder, se renseigner…

Notons que WhatsApp risque de rencontrer à l’avenir d’autres polémiques comme celle-ci puisqu’elle est rattachée à Facebook. Avec Telegram, je ne pense pas à tout cela.

Mise à jour de dernière minute : face à cette polémique et en voyant de très nombreux utilisateurs quitter WhatsApp pour se diriger vers ses concurrents, l’application a décidé de repousser sa mise à jour, selon un communiqué publié le 16 janvier. Peut-être dans 3 mois… “Nous savons qu’il y a eu de la confusion et de la désinformation à propos de cette mise à jour et nous voulons aider tout le monde à comprendre nos principes et les faits”

Sources 1 / Sources 2 / Source 3 / Source 4